Là, on s'imagine instantanément Pamela
Andersen Anderson (La petite Sirène version Silicone Valley) en train de batifoler dans une mare à Cavaillon...Là, on se demande pourquoi Diable! Fichtre! Diantre! Palsembleu ! je ne me positionne pas face au mouvement de protestation nationale de grève...Là, se demande de quoi je veux parler (et accessoirement, comme le fait régulièrement
Le-mâle-qui-partage-mes-jours-et-mes-nuits, on espère avec halètement que...j'en vienne au fait!).
Le syndrome de Stendhal, tout le monde (ou presque) connaît: c'est cet état extatique, ce trouble psychiatrique violent qu'un individu peut être amené à éprouver devant une oeuvre d'art ou une ville ou un pays (Florence/ l'Inde/ l'Afrique...).
 |
| "J'me tap'rais bien un Lanvin, moi " |
Le syndrome de Stockholm, il est moins sympa, lui !...c'est cette fâcheuse "tendance" à éprouver une fascination voire une tendresse filiale pour son propre ravisseur...
 |
| "Syndrôle" de Stockholm (oui,bon, c'est creux, j'assume !) |
Et le syndrome du melon, me direz-vous ? C'est cette capacité hallucinante qu'ont certains sujets de sexe masculin comme féminin à afficher le cerveau le plus garni...on étale et on étale
la confiture sa culture. On s'exprime avec des termes grandiloquents (oui moi aussi je sais ce que signifient les mots "chronophage" et "procrastiner" !!!) et quand on lit un livre, voit un film ou que l'on va aux water (enfin, je suppose) , on le fait en se donnant un air vachement intellectuel.
 |
| Jeu de mots creux number 2 "Chat (pot) Melon" |
Eh bien, au détour d'un repas à la cantine de mon établissement...repas
de qualité médiocre varié et équilibré comme tous les jours, la conversation a soudain porté sur les dernières sorties de films au cinéma. Chouette j'aime quand ça ne cause pas de cuisine moléculaire (oué, j'aime la bonne cuisine ritale, traditionnelle et les gros plats familiaux) ou de problèmes relatifs aux élèves (j'ai envie de me détendre, MOI, pendant la pause de midi, pas de poursuivre le grand oeuvre des Lardons Biactolés, à savoir : me rendre aussi stressée et tendue que l'arc d'Ulysse pendant le tournoi des prétendants !!!)
Pour vous mettre dans l'ambiance, il faut savoir qu'on ne PEUT pas parler d'un film simplement avec la plupart des personnels enseignants de l'E.N. NON ! Le
bon prof méritant déjà, il ne va pas au ciné...il parle du 7ème art...il va voir des films super chiants qui parlent de la détresse des casques bleus en Bosnie ou de suicides collectifs dans un milieu artisanal sinistré par les départs aux Caïmans de chefs d'entreprises peu scrupuleux qui auront pris soin de tout liquider avant de se faire dorer la pilule ! Et même si le prof va voir un film "grand public" (oué, genre "ça pourrait être accessible à la plèbe"), il trouvera toujours une portée philosophique ou une interprétation freudienne à la bobine !
La dernière mode, c'est apparemment de revendiquer le goût prononcé pour des films super chiants et si possible en VOST ou VO (ça , c'est pour les puristes...trop des oufs, les mecs !!! Ils aiment vivre dangereusement ceux-là ! Ils ont le goût du risque et devraient aller s'inscrire à Fear Factor au plus vite !). Figurez-vous que Boucle d'Or a plutôt un bon niveau en anglais et c'est vrai qu'elle apprécie aussi un bon film en VO de temps en temps. Alors, pourquoi m'insurgé-je dans ce cas, me direz-vous ??? Eh bien, je condamne simplement cette attitude rigide caractéristique de bon nombre de collègues croisés depuis des années, ce rejet systématique du populaire, du simplement drôle. Boucle d'Or ne comprend pas pourquoi on la regarde de travers quand, en SDP, elle demande d'un regard innocent, à ses collègues encore imprégnés du film d'auteur suédois de la veille: "Et le flingue pour se tirer une balle, il est livré avec le DVD ou pas ?"
 |
| "Oué, et sinon...tu en penses quoi toi du traitement apocalyptique kantien de la scène finale de "Bienvenue chez les Ch'tis ?" (Phrase qui ne veut rien dire mais au sens potentiellement perceptible à un sujet ayant ingéré (en même temps) du Redbull, de l'ecstasy et la sauce vinaigrette de la cantine du collège foufoufou" |
Boucle d'Or, est une intellectuelle un peu rose bonbon, c'est vrai. Pourtant, elle aussi, aime regarder des films d'auteurs où chaque scène est une poésie artistique recélant un sens profond caché... mais elle aime tout autant se payer une bonne tranche de rigolade sans complexe, du moment que ça lui change les idées et que ça lui offre les clés de l'évasion... C'est simplement ça (ce droit, cette liberté d'être une intellectuelle décontractée en phase avec son époque) que regrette Boucle d'Or.
Ahhhhh, merci pour cette bonne tranche de pain béni... Jamais vu une telle accumulation de bons mots soutenant sans vergogne un propos corrosif et plein de bon sens. Bravo bravo bravoooo !!!
RépondreSupprimerEt toi à la 3ème personne à la fin : trop fort... en plein dans la cible ! (Heu, la cible, c'est le lecteur hein)
Cependant l'indulgence me semble de mise : l'humain "casifie" son prochain très vite et pour ceux qui ont plusieurs cordes à leur arc toujours tendu, c'est très déroutant. J'ai aussi fait cette expérience et j'avoue aimer surprendre car... c'est aussi un moyen de rester incompréhensible, mystérieux aux yeux de l'autre. Et quand tu écris, le décalage est encore pire !
Masques, murs, voiles... on Fuit aussi l'Autre non ?